flamme olympique à Paris

Le passage à Paris de la flamme olympique a viré à la débâcle pour les autorités chinoises et la police française. Le Comité olympique international envisage d’abandonner, pour les prochains Jeux, le parcours mondial de la flamme.

Des incidents multiples. Vingt personnes interpellées. La cérémonie à l’Hôtel de Ville annulée. Des scènes grand-guignolesques de policiers en rollers encadrant un bus dans lequel a dû être abritée la flamme olympique. L’étape parisienne de la torche a tourné au fiasco (pour les organisateurs), à la pantalonnade (pour un service d’ordre pourtant XXL), à la gifle (pour le régime chinois) et à la victoire pour tous ceux, opposants au régime de Pékin de tout poil, qui avaient fait un test de cette journée.

Au premier rang desquels les représentants de la communauté tibétaine et leurs sympathisants. Parvis des droits de l’Homme, au Trocadéro, en face de la Tour Eiffel d’où allait partir la flamme, ils étaient plusieurs centaines, venus de Paris et de province mais aussi de Belgique, des Pays-Bas ou d’Angleterre, portant des T-shirts jaunes «Tibet, we stand by you» ou «gardons les yeux ouverts», mêlés à des militants solidaires de leur cause, quelques stars, des moines birmans ou des militants vietnamiens des droits de l’homme. «Depuis un mois, la répression au Tibet a fait plus de 140 morts, dénonce Thupten Gyatso, qui préside la communauté tibétaine de France. Il n’y a ni commission d’enquête, ni dialogue avec le dalaï-lama. La Chine est une dictature, un tortionnaire. Aujourd’hui, nous sommes là pour réclamer le changement.»

Pour Reporters sans frontières, la journée est un succès. Son secrétaire général, Robert Ménard, a dormi sur les tours de Notre-Dame, dont il avait gravi nuitamment la façade. Il a finalement déployé hier après-midi, juste au-dessus de la rosace de la cathédrale, une banderole surmontée d’un drapeau tibétain. Auparavant, des membres de RSF, omniprésents toute la journée, avaient accroché leur drapeau à la tour Eiffel à laquelle ils se sont enchaînés. «Mission accomplie, se réjouissait hier soir Robert Ménard. Les Parisiens ont montré qu’ils aimaient l’olympisme et les droits de l’Homme.» Ménard regrettait une nouvelle fois que le Comité olympique français n’ait pas accepté sa proposition de faire accompagner chaque porteur de la flamme d’une personne portant un t-shirt de son organisation. Et maintenant? «On va peser sur les chefs d’Etat des pays occidentaux et, par ricochet, sur la Chine. Il y aura des libérations de dissidents.»

En première ligne de la mobilisation politique, les Verts, dont deux représentants ont payé leur montée au front. Sylvain Garel, conseiller de Paris, a été stoppé par la sécurité alors qu’il tentait de s’approcher de la flamme à la tour Eiffel. Quant à Mireille Ferri, vice-présidente du Conseil régional d’Ile-de-France, elle a été brièvement interpellée alors qu’elle se dirigeait vers le Champ-de-Mars munie d’un extincteur. Plus tard, en brandissant depuis une fenêtre de l’hôtel de ville un drapeau tibétain et les «menottes olympiques» de RSF, l’adjoint au maire Denis Baupin et cinq autres élus verts, dont le maire du IIe Jacques Boutault, ont réussi un coup d’éclat. Contemplant, lui, le déploiement de CRS devant l’Assemblée, Noël Mamère exerçait son sens de la formule : «L’Etat policier se transporte au pays des droits de l’Homme.»

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